Joli goûter

La leçon de thé : préparer un thé dans les règles de l’art

Comment préparer u n thé dans les règles de l’art ? Car il ne suffit pas de choisir un thé de qualité (voir notre rubriques Bonnes adresses), encore faut-il savoir le préparer afin d’en tirer le meilleur parti. Un thé d’un grand jardin, de la plus belle apparence et du meilleur arôme ne tiendra pas ses promesses et pourra même s’avérer très banal dans la tasse s’il est mal préparé. La réussite d’un thé résulte pour moitié du soin qu’on apporte à sa préparation. Il y a trois éléments importants à prendre en compte : la théière, l’eau et l’infusion.

Une bonne théière pour un bon thé

La théière est l’outil le plus précieux du buveur de thé. Elle doit être adaptée et traitée avec égards. Idéalement, elle ne doit être ni lavée, ni frottée mais rincée à l’eau claire et séchée à l’air ambiant. En effet, il faut préserver le dépôt de tanin qui brunit ses parois : ce revêtement exalte les saveurs du thé. Ainsi, une théière ayant abrité des thés corsés et fumés (dont elle garde les parfums) ne pourra plus servir pour des thés délicats. Conclusion : idéalement, on aura une théière par type de thé : une pour les thés corsés, une pour les thés doux, et une pour les thés parfumés.
Pour un thé fort, comme un thé de Ceylan ou d’Assam : une théière en terre cuite, étain ou métal argenté conviendra.
Pour un thé vert, semi-fermenté ou un thé noir léger comme le Darjeeling  : préférez la porcelaine ou la faïence.

Une eau pure et de qualité

Le thé étant une sorte d’eau parfumée, la qualité de cette dernière est primordiale. On dit que les maîtres de thé chinois sont capables de reconnaître dans l’infusion le goût spécifique de certaines eaux, et de savoir si l’eau était puisée au bord d’un fleuve, dans le cours d’un torrent ou dans les profondeurs d’un  puits. Certains amateurs de thé n’utilisent que des eaux extrêmement raffinées, et la reine d’Angleterre elle-même ne voyage jamais sans sa propre provision d’eau de source, destinée à son thé.
Sans aller jusque-là, on privilégiera une eau pure, fraîche, inodore et sans calcaire. Les eaux minérales les plus neutres (celles utilisées pour les bébés, par exemple) peuvent convenir. L’eau du robinet peut également convenir dans les villes où elle est douce et neutre.

Crédit photo : Lefebvre Jonathan via Fotolia.com

L’art de l’infusion

On fera de préférence chauffer l’eau dans une bouilloire réservée à la préparation du thé.
Côté quantités, en général, il faut prévoir  :
– pour un thé noir en feuilles entières, une petite cuillère bien remplie par tasse (2,5 grammes)
– pour un thé noir en feuilles brisées, une cuillère rase par tasse
– pour un Oolong, deux cuillères bien pleines
– pour un thé vert, cela varie en fonction de la variété mais on peut se baser sur une moyenne de 3 grammes par tasse

L’eau de la bouilloire ne doit jamais bouillir, sans quoi elle deviendrait plate et sans vigueur. L’eau doit rester frémissante car si elle est trop chaude, elle dénature les feuilles de thé et leur arôme.
La durée d’infusion est :
– pour un thé noir  : 3 minutes (feuilles brisées) à 5 minutes (feuilles entières)
– pour un thé semi-fermenté : 7 minutes
– pour un thé vert : 1 à 2 minutes pour un thé vert du Japon, 3 à 5 minutes pour un thé vert de Chine
Bien remuer, et surtout retirer les feuilles afin que l’infusion ne dure pas éternellement. Une infusion prolongée n’amène que de l’amertume.

La boule à thé est commode si elle est assez grosse pour que les feuilles puissent doubler de volume dans l’eau.

Peut-on ajouter sucre, citron ou lait à son thé ? Dans les règles de l’art, ce n’est généralement pas très recommandé : pour en savoir plus, j’en parle dans cet article.

Bien sûr, j’ai évoqué là la manière la plus « puriste » de préparer son thé, réservé aux théophiles, si on peut dire. Elle nécessite du temps et de la patience, et dans nos emplois du temps surchargés, ce n’est pas toujours possible. Il n’y a aucune raison de se priver d’un thé fait « à la va-vite » : on pourra utiliser, par exemple, des thés en sachets de mousseline (éviter les sachets en papier !). Le sachet mousseline en coton, contrairement au sachet en papier, permet une meilleure infusion des feuilles grâce à son maillage large, évite de les réduire en poudre (ce qui est un avantage incomparable pour les feuilles de thé), et induit donc une qualité gustative supérieure de l’infusion. Le coton, produit 100% naturel, n’altère en aucune manière les plantes, ni durant leur conservation, ni lors de leur infusion.

Crédit photo : China Tour Guide

Partager l'article :

Vous aimerez peut-être :

L'histoire du Petit Beurre de Lu
Le Latte Art : les plus beaux dessins sur du café et des bonnes adresses
Partir à la découverte de la gastronomie indienne

Tags: , , , , , ,

Copyright © 2009 Joli goûter. All rights reserved.
Designed by Theme Junkie. Powered by WordPress.
I use true Google 404 Copy Protected by Chetans WP-Copyprotect.